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Dans les temps anciens, la vie rurale se trouvait comme scandée par une suite de fêtes, chrétiennes et païennes
Au nombre de ces liesses et travestissements figuraient les « sylvesterclausen » que seul le village d'Urnasch, dans les Préalpes de la Suisse orientale, célèbre encore regulièrement de nos jours, à la mi janvier. Au petit matin les cloches retentissent, d'étranges cortèges partent chanter le nouvel an de ferme en ferme.
La coutume veut que plusieurs petits groupes se forment, composés de cinq à neuf adolescents ou hommes, et répartis en trois catégories significatives:
*les méchants (die wusten Clausen), aux masques hideux et aux corps recouverts de branchages;
*les naturels (Naturclausen), dont le costume prend des allures de véritable sculpture, entièrement conçue à partir d'un conifère;
*les beaux (Schönenclausen) dont le déguisement n'est pas sans évoquer les valets des cours austro-hongroises, rehaussés de superbes chapeaux très colorés, véritables pièces-montées.
Finalement les différents « Sylvesterclausen » convergent tous vers le village d'Urnasch, où leurs chants et cloches résonneront jusqu'à minuit très précisément.
Ce sont la féerie et la magie d'une fête très ritualisée, mais où une certaine folie est conviée, qui se trouvent suggérées par cette émission.