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La quête du Graal et sa figure tutélaire, le roi Arthur, sont à coup sûr les motifs centraux de la littérature médiévale. Qui, enfant, n'a pas entendu parler des Chevaliers de la Table ronde? Mais au-delà des versions abrégées de notre jeunesse c'est toute une tradition courtoise qui s'inaugure et se développe autour du mythe d'Arthur.
La légende rapporte que Joseph d'Arimathie, lorsqu'il assista à la crucifixlon du Christ — dont il était l'oncle et le disciple — recueillit son sang et sa sueur dans deux précieuses fioles. Ensuite le pélerin s'embarqua pour l'Angleterre, où il établit la première église chrétienne, à Glastonbury. C'est là que le sang et la sueur du Christ auraient été conservés dans le Graal. Mais au cours des siècles, ces saintes reliques disparurent, perdues ou cachées.
Au Vle siècle après J.C., I'Angleterre se trouvait morcelée en petits royaumes que d'innombrables guerres opposaient. Seule l église, en son siège de I'abbaye de Glastonbury, constituait alors un pouvoir stable.
Pourtant un jeune roi né en Cornouailles, à Tintagel, décida d'établlr son royaume à Glastonbury et instaura dans le même temps la quête du Saint Graal. Cette dernière était l'affaire des douze plus valeureux chevaliers du pays réunis autour de la Table ronde. Le roi Arthur mit ainsi en place une cour inégalée et inespérée en ces temps de troubles