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La fin du règne de Louis XIV en 1715 marque un certain soulagement dans la France d'alors. C'est en effet une période de contrainte, de rigueur qui prend fin, Le XVllle siècle naissant, s'il illustre encore abondamment les Fables de la Fontalne (en particulier 4 volumes entre 1755 et 1759 avec des dessins d'Oudry gravés par Cochin), s'ouvre pourtant avec grand intérêt à d'autres aspects, plus lestes, de l'oeuvre du grand ecrivain.
Ce sont d'abord les Contes et nouvelles en vers, évocation libre et enjouée d'aventures adultères. Une édition retient particulièrement l'attention par la richesse de ses illustrations (figures de Charles Eisen); publiée en deux volumes en 1762 à Amsterdam, elle est dite des Fermiers généraux, parce qu'alors commandée par ces percepteurs rapidement et grassement enrichis que la révolution allait totalement effacer.
Par ailleurs et plus tardivement, Ia fin du XVllle, en ses troubles révolutionnalres, offrira trois éditions presque slmultanées (1791, 1795, 1797) des Amours de Psyché et Cupidon.
C'est donc ici un La Fontaine dans toutes ses variations, « moraliste par toujours très moral » selon le mot de Barbey d'Aurevilly, qui est présenté au gré des gravures— audacieuses parfois—qui illustrèrent les plus belles éditions de cet auteur au XVllle.